Disponible de septembre 2010 à mars 2011
Mise en scène : Philippe Calvario
Collaboration artistique : Valérie Nègre
Avec :
Jérémie Bédrune, Mario
Anne Bouvier, Lisette
Philippe Calvario, Dorante
Eric Guého, Orgon
Julie Harnois, Silvia
Kevin Lelannier, Arlequin
«Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. »
Du jeu de rôle au jeu de massacre. Les maîtres et les valets échangent leur rôle pour tester le cœur de l'autre. Ironie du sort, les deux couples font de même et chacun se trouve en face de sa chacune sans le savoir. Le jeu de « massacre amoureux » peut alors commencer.
Si cette pièce nous joue la comédie, c'est toujours au prix de la souffrance des quatre personnages principaux. Ils se débattent dans un monde où leurs propres sentiments leur échappent peu à peu. Marivaux mêle sans cesse, dans le langage amoureux, la légèreté et la gravité. Lorsqu'un personnage est surpris par l'amour, son discours rend compte du bonheur qui l'envahit et dans le même temps de la crainte qui naît alors de ce sentiment encore inconnu.
C'est à cette quête absolue vers la vérité des sentiments que nous assistons, impuissants. Le spectateur sait tout à l'avance et en ce sens, son regard devient celui du voyeur.
La loi du désir. Ici, il faut aimer celui qu'on doit aimer et ne pas aimer celui qu'on croit aimer. Il faut donc vivre son désir interdit dans un monde où la valeur des sentiments est dictée par la loi. Marivaux a sans aucun doute le désir que les femmes aient une place plus grande et qu'elles cessent d'être dépendantes des hommes, objet de leur père, de leur frère, puis de leur mari. Le personnage de Silvia témoigne de cette indépendance : elle revendique le droit d'épouser un homme par amour.
Est ce un territoire si éloigné du nôtre aujourd'hui ? Je ne pense pas : Devoir se battre pour faire exister son désir, pouvoir tout détruire pour lui. L'atteindre enfin, le vivre et dire « ce qui m'enchante le plus, ce sont les preuves que je vous ai données de ma tendresse ».
Philippe Calvario
PRESSE :
« C'est formidablement interprété par des acteurs à l'unisson, placé ouvertement sous les mânes de Serge Gainsbourg dont on entend au loin quelques refrains fameux. »
Joëlle Gayot - France Culture - oct 2009
« Sous la drôlerie des piquantes saillies, le vernis craquelle et laisse percer la douleur de l'amour interdit. [...] On salue une distribution épatante dont les tempéraments s'accordent à l'unisson. A la cocasserie d'Anne Bouvier et la malice d'Eric Guého, Julie Harnois oppose magnifiquement le doute et les tourments. Un régal. »
Métro - octobre 2009
Scénographie : Aurélie Maestre
Costumes : Aurore Popineau
Lumières : Nicolas Marie
Son : Kiappe
Coproduction : Théâtre 95 - Cergy-Pontoise / Saudade Cie / MCNN - Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre.
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

La prochaine création de Philippe Calavario est Une visite Inopportune de Copi, avec Michel Fau, Julia Migenes... Création mars 2011 à L'Athénée Louis Jouvet.